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GIFA

VIP-Blog de groupeifa
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  • Créé le : 18/05/2007 20:42
    Modifié : 18/05/2007 20:59

    Garçon (17 ans)
    Origine : Sedan
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    Adolf Hitler AKA der Führer

    18/05/2007 20:59



    Adolf Hitler naît le 20 avril1889 dans l’auberge Gasthof zum Pommer, Vorstadt Nr. 219, à Braunau am Inn, une petite ville de Haute-Autriche près de la frontière austro-allemande. Il est le quatrième des six enfants d’Alois Hitler et de Klara Pölzl. La plupart des enfants  meurent en bas âge ; seule sa sœur cadette Paula († 1960) lui survivra.Alois Hitler, le père d’Adolf, est douanier. Né hors mariage le 7 juin1837, Alois porte d’abord le nom de famille de sa mère, Maria Anna Schicklgruber, mais le 6 juin1876, il est légitimé et obtient un an plus tard le droit de porter le nom « Hitler ». Adolf n’utilisera jamais d’autre patronyme, et « Schicklgruber » ne resurgira que plus tard chez ses opposants politiques.

    L’arbre généalogique d’Adolf Hitler laisse cependant planer de fortes suspicions de consanguinité. L’incertitude relative à ses origines n’est pas sans conséquence. Ainsi après l’Anschluss en 1938, il fera détruire Döllersheim, le village natal de son père, en le transformant en champ de tir.

    L’enfance d’Adolf se passe sous la stricte discipline d’un père âgé, fonctionnaire retraité dès 1895. Dans son ouvrage Am Anfang war Erziehung (traduit en français sous le titre C’est pour ton bien), Alice Miller analyse les liens entre cette éducation répressive et la suite de la biographie de Hitler. Le 3 janvier1903, son père meurt, suivi le 21 décembre1907 par sa mère qui succombe à un cancer du sein.

    Élève médiocre à partir de son entrée à la Realschule de Linz (lycée), Hitler refuse de suivre la voie paternelle. Devenu orphelin, vivant d’une petite bourse, il échoue par deux fois à l’examen d’entrée de l’Académie des Beaux-Arts de Vienne en 1907 et le 8 octobre1908. Autodidacte, grand lecteur et admirateur de la musique de Richard Wagner, il développe un intérêt profond pour l’architecture. Il enchaîne les petits boulots, vivant dans une misère constante durant cinq ans. Plus tard, dans Mein Kampf, il écrira :

    « Cinq années pendant lesquelles je dus, comme manœuvre d’abord, ensuite comme petit peintre, gagner ma subsistance, maigre subsistance, qui ne pouvait même pas apaiser ma faim chronique. Car la faim était alors le gardien fidèle qui ne m’abandonna jamais, la compagne qui partagea tout avec moi. Chaque livre que j’achetai eut sa participation ; une représentation à l’opéra me valait sa compagnie le jour suivant ; c’était une bataille continuelle avec mon amie impitoyable. J’ai appris cependant alors comme jamais avant. Hors mon architecture, hors les rares visites à l’Opéra, fruit de mes jeûnes, je n’avais d’autre joie que des livres toujours plus nombreux. »
    Adolf Hitler assiste aux séances du Parlement autrichien, il écrira plus tard son mépris pour la démocratie et le parlementarisme. Il étudie les thèses pangermanistes et observe l’influence de la politique sur les masses.

    Au printemps 1913, pour éviter son enrôlement dans l’armée de l’Empire austro-hongrois, état multiethnique qu’il exècre, il s’enfuit à Munich et vit en vendant ses peintures de paysages. Sa tentative d’échapper à la conscription est remarquée, mais, après avoir été refusé lors d’un examen médical à son retour en Autriche (pour constitution « trop faible »), il retourne à Munich.

    La Première Guerre mondiale

    En 1914, exalté par l’entrée en guerre de l’Allemagne[1], Hitler s’engage comme volontaire. Il se bat sur le front ouest dans le 16e régiment d'infanterie bavarois. Soldat enthousiaste, il est apprécié de ses pairs et supérieurs, qui lui refusent toutefois un avancement, jugeant qu’il ne possède pas les qualités d’un chef. Il remplit pendant presque toute la durée de la guerre la mission d’estafette entre les officiers. Fin septembre 1916, sa division part pour la bataille de la Somme. Hitler est blessé une première fois à la cuisse, le 7 octobre. Il rentre se faire soigner en Allemagne, à l’hôpital de Beelitz, près de Berlin. Après une affectation à Munich, il revient sur le front des Flandres. Dans la nuit du 13 au 14 octobre 1918, sur une colline du sud de Werwick, près d’Ypres (Belgique), son unité subit un bombardement britannique au gaz moutarde. Touché aux yeux, il est évacué vers l’hôpital de Pasewalk, en Poméranie. Hitler est décoré de la Croix de fer 1re classe (distinction rarement accordée à un soldat engagé mais facilement octroyée à une estafette, du fait de ses contacts avec les officiers) pour avoir accompli le dangereux transport d’une dépêche. Ironiquement, cette décoration lui est remise sur recommandation d’un officier juif.[2]

    Le combat politique
    Alors que l’Allemagne est sur le point de capituler, la révolution gagne Berlin et la Kaiserliche Marine se mutine. Le KaiserGuillaume II abdique et part pour les Pays-Bas avec sa famille. Le socialiste Philipp Scheidemann proclame la République. Deux jours plus tard, le nouveau pouvoir signe l’armistice. De son lit d’hôpital, Hitler est anéanti par cette annonce. Il affirme dans Mein Kampf y avoir eu une vision patriotique. À sa sortie d’hôpital en novembre 1918, il retourne dans son régiment de Munich. Plus tard, il écrira que la guerre avait été « le temps le plus inoubliable et le plus sublime ».

    La Bavière est alors entre les mains d’un gouvernement révolutionnaire, la Räterepublik (" République des conseils ") ; sa caserne est dirigée par un Soviet (" conseil "). Dégoûté, Hitler quitte Munich pour Traunstein. Cependant, en 1919, alors que le pouvoir est hésitant entre communistes du KPD et sociaux-démocrates du SPD, Hitler se fait élire délégué de sa caserne, une première fois lorsque le pouvoir en Bavière est aux mains du SPD, puis une seconde fois en tant que délégué adjoint sous l’éphémère régime communiste (avril-mai 1919), juste avant la prise de contrôle de Munich par les troupes. Hitler n’a pas pour autant adhéré à ces partis, et il est probable que les soldats connaissaient ses opinions politiques nationalistes.[3]

    Dans Mein Kampf, Hitler donne de cet épisode un récit plutôt elliptique, mais assez clair quant à sa vision du monde :

    « En mars 1919, nous étions de retour à Munich. La situation était intenable et poussait à la continuation de la révolution. La mort d’Eisner ne fit qu’accélérer l’évolution et conduisit finalement à la dictature des soviets, pour mieux dire, à une souveraineté passagère des Juifs, ce qui avait été originairement le but des promoteurs de la révolution et l’idéal dont ils se berçaient.
    […]
    Au cours de cette nouvelle révolution de soviets, je me démasquai pour la première fois de telle façon que je m’attirai le mauvais œil du soviet central.
    Le
    27 avril1919, je devais être arrêté, mais les trois gaillards n’eurent point le courage nécessaire en présence du fusil braqué sur eux et s’en retournèrent comme ils étaient venus.
    Quelques jours après la délivrance de
    Munich, je fus désigné pour faire partie de la Commission chargée de l’enquête sur les événements révolutionnaires dans le 2e régiment d’infanterie.
    Ce fut ma première fonction active à caractère politique. »

    La montée du NSDAP au Reichstag
    Hitler reste dans l’armée jusqu’au 31 mars1921 et est chargé de surveiller un groupuscule politique, le Parti ouvrier allemand (Deutsche Arbeiterpartei, DAP). Remarqué lors de l’une de ses interventions, il finit par y adhérer, et le transforme en NSDAP Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei (« Parti national socialiste des travailleurs allemands »). En avril 1921, il devient le chef du parti. Du fait de ses talents d’organisateur et d’orateur, le parti gagne rapidement en popularité.
    Les 8 et 9 novembre1923, il conduit le coup d'État avorté connu comme le Putsch de la brasserie. Le NSDAP est aussitôt interdit. Arrêté, Hitler est accusé de conspiration contre l’État et condamné le 1er avril1924 à cinq ans de réclusion criminelle pour « haute trahison », qu’il purge à la prison de Landsberg am Lech. Pendant sa détention, il écrit Mein Kampf (Mon combat), autobiographie et manifeste politique. Après seulement 13 mois de détention et malgré l’opposition déterminée du procureurStenglein, il bénéfice d’une libération anticipée le 20 décembre1924.

    Craignant d’être expulsé vers l’Autriche, Hitler renonce à la nationalité autrichienne le 30 avril1925. Devenu apatride, et bien qu’il soit interdit de parole en public jusqu’au 5 mars1927, il reconstruit son parti et retrouve une certaine popularité. C’est de cette époque que date l’entrée en scène de Joseph Goebbels, l’un de ses plus fidèles soutiens. En 1928, le NSDAP semble pourtant marquer le pas et peine à remonter la pente : seuls 2,6% des votants lui accordent leur confiance aux élections législatives du 28 mai.

    Mais l’instabilité politique (décès de Gustav Stresemann, chute du chancelier Hermann Müller, remplacé par le gouvernement conservateur et autoritaire de Brüning du Zentrum) et surtout les conséquences catastrophiques de la crise de 1929 sur l’économie allemande très dépendante des États-Unis, apportent au NSDAP un succès foudroyant et imprévu aux élections du 14 septembre1930 : avec 18,3% des voix et 107 sièges, le parti nazi devient le second du Reichstag).
    Le septennat du président Hindenburg se terminant le 5 mai1932, la droite et le Zentrum, afin d’éviter de nouvelles élections, proposent de renouveler tacitement le mandat présidentiel. L’accord des nazis étant nécessaire, Hitler exige la démission du chancelier Brüning et de nouvelles élections parlementaires. Hindenburg refuse. Le 22 février1932, Joseph Goebbels annonce la candidature d’Adolf Hitler à la Présidence de la République. Le 26 février, Hitler est opportunément nommé Regierungsrat, fonctionnaire d’État, ce qui lui confère automatiquement la nationalité allemande.
    Après une campagne électorale sans précédent sur le plan de la propagande, Hitler obtient 30,1% des voix au premier tour le 13 mars1932 et 36,8% au second tour en avril. Hindenburg est réélu. Lors des scrutins régionaux qui suivent l’élection présidentielle le NSDAP renforce ses positions.

    En 1932, la situation se dégrade sur les plans économique et social (plus de 6 millions de chômeurs à la fin de l’année). L’agitation et l’insécurité politique sont à leur comble. Le gouvernement est incapable de réunir une majorité. Engagé dans un bras de fer avec Hitler, le président Hindenburg refuse toujours de le nommer chancelier. Toutes les tentatives de conciliations échouent. Même la baisse de popularité du NSDAP aux élections de novembre n’entame en rien sa détermination.

    L’accession au pouvoir

    Hitler est nommé à la Chancellerie de la République de Weimar le 30 janvier1933, avec le soutien de la droite organisé par l’ancien Chancelier Franz von Papen et l’implication du DNVP, le Deutschnationale Volkspartei, (Parti populaire national allemand). Le DNVP est dirigé par le magnat nationaliste de la presse Alfred Hugenberg, qui espère être ainsi avec Papen en mesure de contrôler le nouveau chancelier. Cependant le DNVP ne représente que 8% des voix alors que les nazis en ont 33,1%.

    Hitler obtient le soutien de l’armée, déborde ses partenaires, et met en route la Gleichschaltung (la « Mise au pas ») de l’Allemagne. L’incendie du Reichstag, le 27 février, lui permet de limiter les libertés civiles et d’éliminer ses opposants politiques, notamment les députés communistes du KPD, malgré l’illégalité de leur arrestation.

    Le NSDAP remporte les élections du 5 mars 1933 avec 43,9% des suffrages. Le 23 mars, le Reichstag vote la Loi des pleins pouvoirs (Ermächtigungsgesetz) accordant à Hitler les pouvoirs spéciaux pour quatre ans. C’est le début du durcissement du régime : les syndicats et partis politiques sont progressivement dissous à partir du mois de mai. Le 14 juillet, le NSDAP devient parti unique.

    Le 30 juin1934, durant la Nuit des longs couteaux, fort du soutien bienveillant de l’armée, le Chancelier fait assassiner plusieurs de ses partisans et de ses anciens ennemis politiques. Parmi eux Gregor Strasser et Ernst Röhm, chef de la SA.

    La mort du président Hindenburg le 2 août marque la fin de la République de Weimar. En vertu de la Constitution, le chancelier exerce temporairement les pouvoirs du président défunt. Le même jour, le Reichstag vote une loi de fusion des deux fonctions en une seule : Hitler devient Führer und Reichskanzler.

    La popularité du Führer provient notamment de son opposition au Diktat de Versailles, des succès diplomatiques et économiques obtenus (notamment une importante réduction du chômage) et de sa politique de réarmement. Encore qu’il ne faille pas oublier ni les conditions sociales et politiques dans lesquelles les améliorations économiques ont été obtenues, ni les pénibles situations de pénurie alimentaire et le manque de devises dès 1935. L’adhésion des Allemands à sa politique (et plus encore à sa personne) fut importante, surtout au début.

    …La suite on peut pas la dire les avis divergent…





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